
Crédits et financements
Financement PME : crédits, leasing et fonds propres
Le crédit bancaire peut prendre la forme d’un prêt d’investissement, d’une ligne de trésorerie ou d’un crédit d’équipement.
Crédit bancaire et crowdlending : des fonds étrangers à court et moyen terme
Le crédit bancaire peut prendre la forme d’un prêt d’investissement, d’une ligne de trésorerie ou d’un crédit d’équipement. Les banques suisses évaluent la solvabilité, la capacité de remboursement et les garanties, sur la base notamment des trois à cinq derniers exercices clos et des budgets prévisionnels.
Les offres de financement bancaire destinées aux entreprises comprennent celles de la BCV, de la Banque Migros, de Raiffeisen et de la BCF. Le montant et le taux d’un crédit sont fixés après évaluation complète du dossier.
Le crowdlending est une alternative sans intermédiaire bancaire. Chez LEND, les frais annuels vont de 0,8 % à 1,5 % et le taux d’intérêt de 4,9 % à 9,9 % ; le taux proposé dépend de l’évaluation du dossier et de la durée du crédit.
Pour demander un prêt PME auprès de LEND, l’entreprise doit être suisse ou liechtensteinoise, avoir la majorité de ses actifs en Suisse et réaliser plus de 150’000 CHF de chiffre d’affaires annuel. Elle doit aussi présenter au moins deux comptes annuels complets, un résultat d’exploitation positif au dernier exercice et aucune poursuite en cours.
La demande LEND se fait en trois étapes et les documents sont examinés sous 48 heures. Dans les deux cas, le besoin doit être précis et la capacité de remboursement démontrée ; le crédit bancaire repose aussi sur l’analyse des garanties.
Critères d’éligibilité pour les financements PME en Suisse
- Chiffre d'affaires annuel minimum (LEND)
- 150 000 CHF
- Nombre de comptes annuels requis (LEND)
- Au moins deux
- Résultat d'exploitation (LEND)
- Positif au dernier exercice
- Poursuites en cours (LEND)
- Aucune
- Proportion recommandée de fonds propres (industrie)
- Au moins 50 %
- Proportion recommandée de fonds propres (commerce)
- Au moins 40 %
Procédure de demande de prêt via LEND
- Présentation du dossierFormulaire en ligne avec informations financières et juridiques
- Analyse des documentsExamen par l’équipe de LEND sous 48 heures
- Décision et mise en place du créditNotification de décision et signature du contrat
Leasing : financer l’équipement sans immobiliser les liquidités
La société de leasing acquiert le bien et en cède l’usage à l’entreprise contre des redevances ; elle en reste propriétaire. Le contrat prévoit généralement une option d’achat à l’échéance, pour un prix fixé à l’avance.
La BCF propose le leasing de biens d’équipement pour des achats dès 50’000 CHF. Raiffeisen et la Banque Migros proposent aussi des solutions de leasing d’entreprise, avec des redevances adaptées aux besoins de l’entreprise.
Par rapport à l’achat financé par des fonds propres, le leasing préserve les liquidités et facilite la planification budgétaire. Il allège le bilan et peut améliorer le rendement des fonds propres ; il convient notamment aux entreprises dynamiques ayant peu de fonds propres et un potentiel de rendement élevé.
Le leasing coûte plus cher que les capitaux empruntés : les redevances couvrent le refinancement, une durée d’amortissement courte, les frais administratifs, une marge et une surprime de risque. Le coût total dépend donc du contrat, sans taux chiffré commun aux offres citées.
Les redevances restent dues même si l’activité ralentit, et un retrait anticipé peut entraîner des frais élevés. Les recettes courantes diminuent, ce qui réduit la valeur de rendement de l’entreprise.
Avantages et inconvénients du leasing pour les PME
- AvantagesPréservation des liquidités, planification budgétaire facilitée, allègement du bilan, rendement des fonds propres amélioré
- InconvénientsCoût supérieur aux emprunts, redevances dues même en cas de ralentissement, frais élevés en cas de retrait anticipé, réduction de la valeur de rendement
Fonds propres et autofinancement : la base de la solidité financière
Les fonds propres comprennent les apports des propriétaires ou d’investisseurs, sous forme d’actions ou de parts sociales, ainsi que les résultats cumulés. Ils couvrent le risque de faillite et donnent aux apporteurs un droit de regard sur l’entreprise.
Un repère souvent cité est une part de fonds propres d’au moins 50 % pour une entreprise industrielle et de 40 % pour une entreprise commerciale. Ces proportions ne constituent pas une formule universelle.
L’autofinancement provient des flux de trésorerie annuels — bénéfices moins amortissements — ou d’apports des propriétaires. Il est judicieux d’utiliser des liquidités excédentaires lorsqu’elles ne sont pas destinées à un investissement stratégique ou à rémunérer les actionnaires.
Pour une occasion de croissance à court terme, le financement externe est souvent plus adapté : les liquidités propres disponibles sont rarement suffisantes. Le financement externe implique un remboursement à une date donnée et des intérêts.
Comment choisir entre crédit, leasing et fonds propres ?
Pour financer un équipement, le crédit d’équipement et le leasing répondent au même besoin, mais diffèrent sur la propriété et les liquidités : le crédit finance l’achat, tandis que le bailleur reste propriétaire pendant le leasing. Ce dernier préserve les liquidités, mais coûte plus cher que les capitaux empruntés.
Le coût chiffré disponible chez LEND est de 4,9 % à 9,9 % d’intérêt, auxquels s’ajoutent des frais annuels de 0,8 % à 1,5 %. Pour un crédit bancaire, le montant et le taux sont déterminés après examen du dossier ; le leasing est tarifé selon le refinancement, l’amortissement, les frais, la marge et le risque.
Les critères d’accès diffèrent également : LEND publie des seuils de chiffre d’affaires, de comptes annuels et d’absence de poursuites. Les banques examinent la solvabilité, les garanties et les capacités de remboursement ; le leasing convient particulièrement aux entreprises dynamiques disposant de peu de fonds propres.
Les actifs à long terme doivent être financés par des fonds à long terme, soit des fonds propres ou des dettes longues ; les actifs à court terme doivent correspondre à des fonds à court terme. Cette congruence des échéances aide à préserver la liquidité.
La capacité de remboursement se juge sur les flux de trésorerie futurs, et pas uniquement sur le bilan passé. L’autofinancement évite intérêts et contraintes de garantie si l’entreprise dispose de liquidités excédentaires ; le crédit ou le leasing peut financer une croissance lorsque ses fonds propres disponibles ne suffisent pas.
Le choix dépend ainsi de la trésorerie disponible, du besoin en équipement, de la volonté d’alléger le bilan et de la stratégie de croissance. La structure retenue doit préserver liquidité, sécurité et rentabilité, et permettre à l’entreprise de traverser une crise.
Crédit bancaire, leasing et fonds propres : comparaison des caractéristiques clés
- Propriété du bienAppartient à l'entreprise (crédit) ou au bailleur (leasing)
- Impact sur les liquiditésRéduit les liquidités (crédit), préserve les liquidités (leasing)
- Coût totalTaux d'intérêt de 4,9 % à 9,9 % + frais (LEND), plus élevé que les emprunts pour le leasing
- Durée de financementCourt et moyen terme (crédit), long terme (leasing), indéfinie (fonds propres)
- Garanties requisesOui (crédit), souvent limitées (leasing), non requises (fonds propres)
- Adaptation aux entreprises dynamiquesMoyenne (crédit), élevée (leasing), faible (fonds propres si pas d’apport externe)


